Charley davidson tome 4

Quatriéme tome au fond

Z3 7

E 2

V2OUS SAVEZ, CES MAUVAISES CHOSES QUI ARRIVENT AUX GENS BIEN ? C'EST MOI.

Être Faucheuse, c'est glauque. Et détective privée, dangereux. ON peut dire que je cumule. C'est pour ça que j'ai décidé de prendre un peu de temps pour moi. Rien de tel que passer quelques commandes au télé-achat pour reprendre du poil de la bête. Je ne comprends pas pourquoi Cookie en fait tout un plat! Ce n'est pas comme si on manquait d'argent : Reyes Farrow, le très chaud fils de Satan, m'en doit plein. Cela dit, pour lui demander de régler sa dette, il faudrait que je sorte de chez moi... Mais avec un pyromane qui met le feu, littéralement, à Albuquerque, et cette femme qui a besoin de mes services parce qu'on cherche à l'assassiner, je préférerais rester en pyjama.

B 2

 

J2e viens de tourner la dernière page de ce tome et le ranger à sa place dans ma bibliothèque, et là je me dis, déjà le quatrième tome. C’est dur à réaliser que j’en suis à la moitié de la saga. Il faut dire qu’elle est fichtrement bien, et qu’à chaque fois que je reprends la suite pour lire je me replonge dans le récit avec délectation dans les aventures de Charley, mais aussi de Reyes. Ces deux-là sont la raison qui me pousse à lire chaque livre avec minutie et bonheur, juste histoire de savoir où leur relation va m’amener, au paradis ou en enfers, et je dois dire que pour le coup …. Je suis à la limite du paradis.

Commençons par le commencement, découvrons ensemble le synopsis de ce tome. Depuis que Charley s’est fait torturée par le beau-père de Reyes, Earl Walker, et faillit faire une overdose de caféine, à la fin du tome trois, notre miss de la gâchette locale à pris deux mois de congés bien mérité. Malheureusement, au lieu de sortir et de s’amuser comme tous les femmes de son âge, elle préfère rester chez elle à broyer du noir. Et que fait-elle ? Elle passe quelque commandes au télé achat pour reprendre du poil de la bête. Du moins c’est ce qu’elle raconte à tous ceux qui veulent bien l’écouter, car notre lumineuse faucheuse est devenue une acheteuse compulsive. Et du coup sa maison est une zone hautement dangereuse tant les cartons montent jusqu’au plafond. Et pour son plus grand malchance, elle va devoir tout renvoyer à la chaine, au vu de crédit en banque à sec. Mais dieu merci, un travail lui tombe du ciel une femme se présente sur le seuil de sa porte, convaincue que quelqu’un essaye de la tuer, Charley doit se forcer à se relever. Ou du moins à s’habiller vu qu’elle passe ses journées en pyjama. Elle réalise rapidement que quelque chose ne va pas quand toutes les personnes qui connaissent cette femme la déclarent folle. Plus ils réfutent son histoire, plus Charley la croit. Sans compté que le mec le plus chaud de la terre débarque de nouveau dans sa vie, et cette fois en chair et en os. En effet, Reyes Farrow, a été libéré de prison car toutes les charges qui étaient retenus contre lui ont été effacées. Mais maintenant réuni, il va pouvoir lui donner un coup de main sur cette affaire de pyromane qui met le feu, littéralement, à Albuquerque.

Et comme à mon habitude, je continue avec les personnages.

Tout d’abord Charley. Toujours aussi haut en couleur, ce personnage culmine les gourdes, les catastrophes en tous genre et il semblerait qu’elle attirera éternellement le danger à elle. Avec sa verbe pour le moins virulent, drôle et sarcastique, elle nous paie de sacrés fou rire et ce pour le plus grand bonheur du lecteur. A ce stade avec quatre tomes parus, si l’on n’est pas sous son charme, on ne le sera jamais. Bref, pour ce tome, la pauvre petite s’est fait mettre à la porte de son bureau par son propre père contre qui elle fulmine en permanence, sans compter que le fait que le beau-père de Reyes l’a séquestrer, malmener et torturée, et bien elle aurait bien besoin de se changer les idées. Et quoi de mieux que de devenir acheteur compulsif. En gros c’est ça ou dormir, ce qui explique son pyjama. Mais il faut aussi comprendre que même être forte ne signifie pas pour autant se laisser aller de temps en temps. Mais pour ce côté compulsif est mis en avant, c’est pour une bonne raison. On sent sa peur de se retrouver nez à nez avec le fou furieux, mais quand elle parle à Cookie, on a l’impression que ce n’est qu’une gamine. En fait à y regarder de plus près, cette femme forte qui possède de grands pouvoirs et est la faucheuse, n’est en réalité qu’une simple humaine. Et même si bien entendu on l’adore notre Charley, son personnage n’en devient que plus attachant, plus sensible, plus crédible, plus naturel. Son personnage pour le coup est superbement travaillé. Oui c’est une femme forte, oui elle est capable de se défendre, mais une femme ou un homme à ce droit de craquer de temps en temps. C’est une femme murie par les évènements que je découvre dans ce tome, pas une femme qui fonce chaque instant tête baissée. En gros, Charley reste toujours Charley, drôle malgré elle, charmante, avec un bon sens de la répartie, toujours prête à se fourrer dans les ennuis et surtout toujours aussi attiré par le fils du diable.

Reyes Farrow, cet être diabolique a le don de me faire fondre. Il est beau, il est canon, il est charmant, il est diaboliquement sexy, bref un homme fait pour Charley. Et croyez-vous qu’elle cherche à l’amener là où toutes les femmes l’amènerait et bien non, toujours pas pour mon plus grand malheur. En plus ce n’est pas comme si il courrait le jupon de droite à gauche, non, ce mannequin démoniaque n’a d’yeux que pour la donzelle dont les yeux sont bouchés. La vache ! Et le pire ou le mieux c’est qu’il interagie avec les autres membres de la famille de Charley, afin de justement que la petite ne reste pas sur le banc de touche le moment venu. Rendre la lumineuse fofolle est devenu son plus grand désir, a par bien sur la mettre dans son lit. Bref du Reyes tout craché. Et du coup j’ai adoré découvrir que pour être au plus près de sa dulcinée, il est jusqu’à aller louer l’appart d’à côté de celui de Charley. Si ce n’est pas mignon tout plein.

A côté de cela on retrouve bien sûr les personnages secondaires avec l’oncle Bob, Cookie et Gemma. Ces deux dernières, n’ont eu de cesse de rabrouer la Faucheuse, mais au final il a fallu dire à la gamine qu’il n’y a plus d’argent pour qu’elle réagisse finalement. Bob lui va jusqu’à apporter son soutien en venant lui aussi lui donner des claques mentales. Moi je dis que c’est l’arrivé de Reyes qui à tout changer.

Du coup j’en arrive tout naturellement à parler du roman avec la plume, la romance et l’intrigue.

Comme d’habitude la plume de Darynda Jones est toujours aussi fluide. Ce livre, plein de rebondissements, de révélations en tout genre, de scènes à mourir de rire et des paroles si humoristiques de Charley, se lit très bien. Les mots sont justes, les personnages nous apportent un plus dans l’histoire, on rit, on s’attache, on pleure, on vie. C’est vraiment vivant, captivant et envoutant. Il faut dire que l’univers mis en place par l’auteur ne fait que s’enrichir au fils du temps, et alors oui il est totalement normal que l’on se sent transporter par les péripéties de l’héroïne. En plus, on va découvrir un peu plus sur les origines profondes de la Faucheuse, et ce qui fait qu’elle en soit une également, mais aussi d'où elle tient ses pouvoirs qu’elle va développer au fils du temps de grés ou de force. Alors pour ce côté mythologie je ne fais qu’en redemander. Ce sont des éléments qui m'ont beaucoup intéressé et qui sont vraiment déterminant pour la suite de la série.

Pour le coup sans que j’en m’en rendre compte j’arrive au point de la romance. Comme tout un chacun le sait, Reyes et Charley, c’est de l’amour vache. Lui qui tout le temps fait le premier pas et elle qui à chaque fois le repousse, bin à un moment ou un autre, il fallait bien que mister sexy finisse par dire ‘’y’en a marre bébé’’. Bin non ! Il lui fait le coup un ou deux jours à tout casser, puis il retourne dans ses pattes. C’est plutôt marrant à lire. C’est comme un homme qui fait une connerie et qui cours derrière sa femme pour quémander son pardon. Mais je pense que le moment le plus drôle c’est quand elle ne pourra plus se refuser à lui vu qu’elle lui aura donné toutes les raisons possible pour son refus. En attendant, ces scènes sont hilarantes, cocasse, frustrantes et on attend toujours l’une ou l’autre au tournant de l’une des pages du livres. En claire la relation entre les deux protagonistes évolue sans évoluer. Ils se cherchent, se trouvent, et blessés se repoussent… mais leurs âmes sont liées et ils finissent toujours par se rapprocher à nouveau. C’est comme si que l’on était dans un manège et que l’on nous fait tourner en rond comme une bourrique.

Pour finir l’intrigue. Avec l’intrigue principale de la saga, on ne cesse de se demander mais où va l’auteur, où veut-elle en venir. On est arrivé où les démons de sorties dans notre monde. Artémis la défunte chienne et gardienne de la lumineuse faucheuse va avoir un sacré boulot pour garder sa maitresse en vie. Alors comme la rigolade est finie, je ne cesse de me dire : est-ce que l’auteur veut qu’il y ait justement des démons au paradis ? Par ce que là je suis un peu perdu. Les batailles commencent et le sang coule. L’atmosphère devient plus noir, plus lourd même. Et cela se comprend, vu que l’intrigue prend plus d’ampleur, et on se dit que l’affaire reste à suivre. A côté de cela, Charley enquête pour une petite bonne femme qui pense que quelqu’un cherche à l’assassiné. Elle aussi à comme qui dirait des relations particulièrement compliquée avec sa belle-mère. Et là comme par enchantement, Charley s’identifie à elle. Compréhensif me direz-vous, vu que Charley aussi ne s’entend pas avec la sienne. Elle va donc s’impliquer plus que de coutume dans cette affaire. Ce ne sera pas facile pour notre miss café locale, mais forte comme elle est, elle va finir par trouver qui est derrière tous cela et ce malgré qu’elle soit impliquée émotionnellement. Car enquêter tout en luttant contre ses propres démons, n’est pas choses facile pour un policier d’expérience ou non. Et encore moins quand on a un véritable don de faire en sorte que tous les dangers qui rodent aux alentours vous tombent sur la gueule. Ou encore qu’avec votre malchance habituelle, vous tombiez toujours sur des situations non-maitrisables. Et ce rythme est instaurer du début jusqu’au dernier mot du livre. C’est vraiment prenant et additif.

En conclusion. Encore un tome qui se dévore comme un gâteau. Les enquêtes de Charley sont toujours aussi bien menées. Beaucoup d’humour, d’action, d’amours infernaux, de rebondissements, de révélations. Tout cela amène notre récit sur des charbons ardents, et on a juste envie d’avoir un peu plus de Charley que l’on aime et que l’on adore. Ce que j’adore le plus avec elle c’est ce manque continuel d’attention et qu’elle passe continuellement du coq à l’âne. Et puis j’aimerai surtout voir sa relation avec Reyes devenir plus chaud que ce que nous avions jusqu’à présent. En clair c’est vraiment un livre que j’ai aimé, et je m’apprête à me plonger dans l’épisode du tome cinq. La fin de celui-ci m’a juste donné l’envie de lire le prochain immédiatement, et vu qu’il est sous ma main, je ne vais pas m’en priver. Alors à la prochaine.

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Il enroula une main autour de ma gorge et murmura à mon oreille:
— Oui, mais tu es à moi. Pas à lui.
Il se pencha par-dessus mon épaule et tordit le cou afin de poser sa bouche contre la mienne. Lorsque je tendis la main entre nous pour caresser le renflement de son jean, sa respiration se coinça dans sa poitrine. Il devint aussi dur que de la pierre, puis mit fin au baiser et planta ses yeux dans les miens. Son regard brillait d'une émotion proche de la haine.
— Est-ce que tu es amoureuse de lui?
— Qui ? demandai-je, me délectant de l’extase qui prenait forme entre mes jambes.
— Celui de l'asile.
— Donovan? proposai-je, à bout de souffle.
— Si tu l'es, tu dois me renvoyer. (Il enfonça ses doigts dans mes cheveux et tira ma tête en arrière pour la plaquer contre son épaule, sa détermination impénétrable.) Tu devras le faire. Je suis assez fort pour partir maintenant. Il grogna lorsque je passai à nouveau doucement la main sur les contours de son érection. Se saisissant de mon poignet, il me lança un regard divertissement.
— Je ne partagerai pas ta couche si tu en aimes un autre.
Il s’était exprimé de manière archaïque, comme il le faisait parfois malgré le nombre d'années qu'il avait vécues sur Terre, me rappelant qu’il venait d’un autre lieu, d’un autre temps. Je tendis le bras et l’attirai à moi, jusqu’à ce que sa bouche soit à nouveau sur la mienne. Si j’aimais quelqu’un dans tout l’univers, c’était cet homme, ce dieu qui avait risqué sa vie pour moi un nombre incalculable de fois. Qui ne m’avait rien demandé en retour. Jamais.

 

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