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Les Légendes de Djaïd Tome 1

Tristan et Izabeau

Les legendes de djaid tome 1 tristan et izabeau 820613 121 198

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Q3uand parle le Sang de la Forêt…

Beau, riche et arrogant, Tristan de Beaumont fait depuis toujours la loi au sein de la communauté des fils et filles de planteurs. Il est d’autant plus irrité par l’attitude d’Izabeau de Clairage, la seule à oser lui tenir tête avec succès, bien qu'il fasse tout pour l'ostraciser.

Issue d’une lignée de femmes-félins, et possédant de puissants pouvoirs propres à celles de sa race, Izabeau sait que son avenir est irrévocablement lié au destin de celui qu’elle méprise.

Mais ce qui semble un sort funeste va frapper Tristan de plein fouet et le mettre à la merci de ses ennemis. Contraint de plier, lui qui a toujours dominé, il ignore que de son côté Izabeau arrive elle aussi à un tournant de son existence, qui pourrait les priver tous les deux de la possibilité de choisir leur avenir...

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D3epuis le temps que vous me connaissez, vous devez savoir que je tombe très facilement amoureuse d’une très belle couverture. Et ce n’est pas tombé bien loin. Il n’y a pas si longtemps, je passais faire un petit tour sur mon forum et je suis tombée sur une magnifique couverture, simple dans ses couleurs, mais qui m’a tapé dans l’œil. Alors la première chose que j’ai faite, c’est d’aller le commander sur ma plateforme habituelle. En plus de cela, avec un résumé, riche et mystérieux dans un contexte historique, comment ne pas succomber aux charmes de ce petit bijou livresque. Oh chère Ysaline Fearfaol, je n’ai pas encore commencé de lire ton bébé que mon petit cœur de livrophage s’envole vers d’autres cieux, tant je me sens gâtée par ces tout petits plaisirs. Mais mieux encore, j’ai eu l’impression de revisiter le conte de Tristan et Iseult, tant ce conte fut plein de magie. Alors à vous chers amis lecteurs, ne partez pas avant de lire la suite de cette nouvelle chronique. Suite qui je l’espère vous transportera plus haut que les cieux, là où les muses de la littérature vivent.

Cette quatrième de couverture bien garnie, pleine de mystère, vous fera envie et vous donnera le désir d’aller chercher au plus vite ce bonheur fait de pages et avec amour. Quand parle le Sang de la Forêt… Beau, riche et arrogant, Tristan de Beaumont fait depuis toujours la loi au sein de la communauté des fils et filles de planteurs. Il est d’autant plus irrité par l’attitude d’Izabeau de Clairage, la seule à oser lui tenir tête avec succès, bien qu'il fasse tout pour l'ostraciser. Issue d’une lignée de femmes-félins, et possédant de puissants pouvoirs propres à celles de sa race, Izabeau sait que son avenir est irrévocablement lié au destin de celui qu’elle méprise. Mais ce qui semble un sort funeste va frapper Tristan de plein fouet et le mettre à la merci de ses ennemis. Contraint de plier, lui qui a toujours dominé, il ignore que de son côté Izabeau arrive elle aussi à un tournant de son existence, qui pourrait les priver tous les deux de la possibilité de choisir leur avenir...

Alors l’envi d’aller chercher ce beau joyau orné de sa magnifique couverture n’est toujours pas parvenu jusqu’à votre cœur ? Dans ce cas peut-être qu’en découvrant les personnages, vous ne vous arrêterez plus avant de stopper devant une librairie et de l’acheter au plus vite.  

Izabeau est une jeune fille de planteur et est issue d'une lignée de femmes-félins qui a des pouvoirs surnaturels de par la lignée de sa mère. Depuis sa plus tendre enfance, elle savait qu’elle allait devoir un jour ou l’autre affronter son destin. Ce destin que toutes les femmes de sa famille maternelle à dû choisir avant elle. Et pour elle, c’est un destin semé d’embuche. Un destin dans lequel l'arrogant Tristan de Beaumont va jouer un rôle essentiel. De par son coté félin, Izabeau est une femme aussi libre que sauvage, qui aime à s’isoler en forêt. Mais du côté de la famille paternelle, Izabeau se doit être une jeune fille bien, et donc elle s’investie dans la bonne marche du domaine familial. Et c’est sous le regard bienveillant de ses parents qu’elle grandit dans la joie et la félicité. Pourtant, malgré le fait qu’elle ait grandit heureuse, Izabeau se fait persécuté par Tristan, car ce dernier qui l’avait toujours détestée, avait toujours fait en sorte que les jeunes de leurs âges la mettent de côté. Et Pourtant, Izabeau, n’est pas méchante. Car cette femme pleine de mystère et qui est aussi proche de la nature qu’une fée, n’est pas exactement le genre d’héroïne que l’on pourrait considérer douce à l’extrême ou à l’opposé grande gueule. Non ! En fait, elle peut se montrer très humaine, aimable, sensible, compréhensive et prévenante envers les êtres les plus faibles tels que les handicapés ou encore les esclaves mal traités. Mais elle peut se montrer aussi impitoyable qu’un bouledogue envers les autres, ceux qui utilisent leurs positions et abusent des plus faible par leur pouvoir. D’ailleurs c’est de là que vient son antipathie envers Tristan. Et je peux vous dire que j’ai adorer la voir ne pas se plier devant lui, de le dompter tel un étalon fougueux, de lui démontrer qu’il n’est pas dieu et donc qu’il ne fait pas la pluie et le beau temps. D’ailleurs pour notre plus grand plaisir et au grand dam de Tristan Izabeau sort toujours victorieuse de leurs joutes verbales. J’ai adoré ce personnage, elle est pleine d’énergie, de féminité, mais aussi de joie et légèreté et ne se laisse pas marcher sur les pieds.

Tristan est un beau jeune homme, né avec une cuillère en argent dans la bouche, il est fils de planteur. Cependant … Bin … Comment vous dire cela … Tristan, n’est pas exactement ce que l’on pourrait attendre d’un homme de sa condition. Ah non ! On pourra dire ce que l’on veut de lui, mais certainement pas qu’il est un être attentionné, doux et surtout un gentleman. Pourtant, il a envers son jeune frère Cory, qui est handicapé, un dévouement sans faille. Et c’est vraiment admirable de sa part. Mais pour le reste … Il est vraiment exécrable. Car Tristan possède des traits de caractère qui ferait fuir n’importe quelle fille de notre époque. Et il est ainsi aussi bien envers ses pairs ou les esclaves. Son égo en premier ! Il est tellement surdimensionné que c’est un vrai miracle que sa tête n’est pas encore éclatée. En second, il est odieux. Il se fiche des explications des esclaves, ils les frappent pour un rien, il alourdit leur malheur pour son bon plaisir, … Il est vraiment abject. En fait ici, je dirais que les hommes les plus beaux sont de véritables ordures lui va comme un gant (mais ne vous inquiétez pas messieurs, vous n’êtes pas tous pareil, dieu merci) … En troisième position, vient son mépris pour toutes personnes qui est juste différent de lui où qui possède moins de bien que les siens. Je veux dire par là qu’il méprise le petit peuple, où qui son gay, où qu’il ne peut pas atteindre et qui ne se laissent pas marcher sur leurs pieds. Et je ne vous parle même pas de son côté dominateur, toujours à vouloir avoir raison de tout et sur tout. C’est lui l’homme, donc c’est lui qui commande, et en plus c’est lui le fils ainé. Bon je suis d’accord pour dire qu’autrefois les hommes avaient un pouvoir sur tout et que le fait d’être non seulement bien né et être premier né donnait accès à des choses qu’aucune femme n’avaient droit, mais ils ne cherchaient pas forcément à dominer les autres. Mais tout cela amène sur un plateau doré son arrogance vu que pour lui son statut de fils de planteur lui donne l’illusion d’être au-dessus des lois et du commun des mortels. Et il en est fier. Malheureusement sa fierté va être mise à sac et la chute ne sera que plus dure. Car personne, et je dis bien tous les lecteurs ne vont s’attendre à voir ce personnage sans aucun sens moral, changer et devenir un autre homme. Les créanciers à qui il doit des tonnes d’argent, les hommes qu’il a méprisés et avec qui il s’est battu vont tous lui tomber dessus, et faire de lui, par vengeance, un esclave. Il va alors apprendre l’humiliation quand il sera nu sur le podium afin d’être vendu comme esclave, ou encore qu’il va devoir apprendre à vivre comme l’un d’eux. Il apprendra aussi la peur. Une peur qui est justifiée, vu qu’il ne cessera de se demander comment cela se passe pour les sien, ou encore la peur de perdre l’amour de son père, ou encore la peur de vivre ses années de châtiments dans un bordel. Il découvrira ce qu’est la douleur. Douleur qu’il infligeait à ses esclaves, en les frappants, en les humiliants, de même que pour les hommes et femmes de ma même condition que lui. Mais ne croyez pas qu’il en sortira doux et apprivoisé quand la fin des cinq années de servitude arrivera. Oh non ! Une bête incontrôlable a été mise en cage, c’est une bête qui lutte contre sa colère et vengeresse qui en ressortira. J’ai aimé aussi découvrir ce jeune protagoniste. Gâté pourri par la vie, descendu plus bas que terre par ses paires, pour remonter sur une voie meilleure pour la suite. L’évolution sur plusieurs années, du jeune homme arrogant, au vieille homme toujours aussi amoureux, va lui apprendre ce qu’est la vie, observer ses adversaires pour mieux les combattre, se remettre en question pour devenir meilleur, et finir par découvrir le monde à travers le regard des autres et comprendre que ce qu’il possède dans sa vie, pas tous ne peuvent l’avoir. A mes yeux, il est le prototype même de personnage qui est du genre à être le personnage principal d’un roman. Sincèrement si au début je le haïssais, j’ai fini par l’adorer. Du coup je tire mon chapeau à Ysaline Fearfaol pour faire de ce personnage immonde, un être meilleur.

Mais à per ces deux personnages qui sont au centre du roman, on retrouve une quantité certaine de protagonistes qui évoluent autour d’eux. Avec Vance qui est le meilleur ami d’Izabeau, qui veille sur elle, qui la soutient, qui l’aide, et qui au final deviendra le contremaitre de la plantation de la famille d’Izabeau. Ensuite arrive Armand le père d’Izabeau, qui va être comme Vance. Il va veiller sur Tristan de loin, et donner ainsi des nouvelles de ce dernier à son père. Et puis il y a Gabriel le régisseur de la plantation d’Izabeau qui lui aussi va veiller sur Tristan. Il y a aussi Cory le petit frère handicapé de Tristan, mais qui contrairement à ce que les autres pensent de lui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Après vient Xavier le père de Tristan. Le pauvre, lui qui voudrait bien aider son fils se voit pieds et poing liés et ne peut rien faire pour lui venir en aide. Il encaisse tout dans un silence, mais va vite se rendre compte que son ami Armand ainsi que la fille de ce dernier lui seront d’un secours immense dans sa tristesse. Garric le cousin de Tristan, à chercher par tous les moyens de mettre son cousin sur le bon chemin. Néanmoins, même s’il n’a pas réussi, il n’est en aucun cas heureux de la tournure des événements qui mènera Tristan à sa perte. Il se fera une montagne de soucis, et même s’il n’est en droit de montrer aux autres sa douleur, il sera heureux que Tristan soit tomber dans les main d’Izabeau et non des autres. Drustan le contremaitre des De Clairage est un être aussi abject que Tristan au début du roman. Il n’hésite pas à fouetter, à martyriser les esclaves, voir même à leurs faire du chantage. Il va même aller jusqu’à tenter de violer la fille de son patron. En fait ce personnage est pire que Tristan lui-même. Alors lui si je le voie un jour … Mais s’il y a eu un personnage secondaire qui m’a touché plus que les autres, c’est Allan. Allan a été puni par les juges pour vol et comme Tristan est un esclave sur les plantations d’Izabeau. Cependant, il va petit à petit se rapprocher de ce dernier et devenir son meilleur ami. Il se soutiendront mutuellement. Quand leurs châtiments prendront fin, Allan deviendra régisseur des plantations de la famille de Tristan, puis plus tard un planteur lui-même grâce à son ami. Cette amitié a été d’ailleurs très salutaire autant l’un pour l’autre. Pour moi Allan fut et restera un être qui aidera à améliorer le Tristan fougueux que nous avons connu.

Oh mon dieu ! La partie personnage m’a pris plus de temps que prévu, mais je ne le regrette pas, tant il y avait à dire sur Tristan comme sur Izabeau. Et les autres. Mais voyez-vous, si je continue sur cette voie, je n’aurai plus envie de vous raconter la suite qui parle de la plume de l’auteur, la romance entre les personnages et bien entendu l’intrigue du livre.

Pour commencer, la plume d’Ysaline Fearfaol est tout simplement sublimissime. Et encore je pèse mes mots. Sa plume est à la fois légère et intense, douce et rythmée, noire et magique avec une touche d’humour et d’érotisme. Je vais développer et mettre plus en lumière les mots que je vais utiliser. Légère et intense parce que la lecture se fait facilement, les pages défilent sans qu’à aucun moments l’envie de déposer son livre ne se fait ressentir, et c’est tellement intense que les sentiments que l’on ressent remontent à la surface et vous donne envie de rire, de pleurer, mais aussi de se révolter en même temps que les personnages. Douce et rythmée car l’histoire est très belle, on se sent happés par l’univers mis en place et le rythme s’intensifie par les actions, les rebondissements, les retournements de situations, les quiproquos, les interactions, et cela donne au récit un contexte divin. Noire et magique puisqu’au fond l’univers est plutôt noir avec le décor, l’époque, la communauté des planteurs, l’esclavage, la vengeance, etc. Sans compter que la magie est plus que présente par la lignée des femmes de la famille d’Izabeau. Certes l’univers mis en place fait rêver, bals, habillement riche, plantation prospère, gentlemen, soleil, … Mais il n’en reste pas moins que l’univers est bien noir, car il se révèle cruel, injuste, misérable, sordide, mesquin. Enfin, l’humour et l’érotisme sont présent en quantité pour le premier qui au fond à certain vous fera bien rire, et avec parcimonie pour le second car très bien dosé. Cependant les descriptions des lieus sont très belles, le lecteur n’a qu’à bien se tenir, car dès les premières pages, il entre dans le paysage qui semble tellement réel qu’il a l’impression de faire partie intégrante du décor lui aussi. Tant qu’aux personnages … Magistral. Ils ont du charisme, ils sont comme nous tous en fait avec nos points forts et nos points faible. Comme nous ils cherchent à s’améliorer ou pas. Ils sont bon ou mauvais. Ils éprouvent des sensations, des émotions, des désirs. C’est vraiment prenant. Et puis un gros point plus que positif et que je ramène rarement dans mes chroniques, c’est les points de vue. Ici nous traversons l’histoire à travers différents points de vue qu’ils soient riches, pauvres, esclave autant par les yeux de Tristan que par les yeux d’Izabeau. Voilà pourquoi je disais au début que la plume d’Isaline Fearfaol est divine. Je suis amoureuse. Et puis il faut le dire je l’ai lu en à peine trois voire quatre heures maximum tant l’histoire est addictive.

Ensuite la romance entre Izabeau et Tristan à tendance à être plutôt explosive. En effet, Izabeau est certes une fille de planteur, mais c'est avant tout l'héritière d'une lignée de femme qui voient le sang de la forêt couler en elles. Cette particularité, fait qu’elle jouit aussi d'une plus grande liberté que les autres filles de son âge et de son rang. Mais depuis qu’elle est enfant, elle sait que Tristan fait partie de sa vie. Et comme le jeune homme est une véritable ordure, elle va attendre patiemment qu’un miracle se produise. Et ce miracle, elle va l’obtenir au moment où la vie de Tristan va basculer dans l'enfer et la honte à la suite de dettes non honorées. C’est là qu’elle va le cueillir. Elle va l’acheter et le ramener sur la voie de la raison par le châtiment juste. Tristan va se redécouvrir, mais aussi apprendre en même temps qu’Izabeau n’est pas celle dont il pense. Certes il l’a craint à cause de sa magie, mais en réalité, il est fou amoureux de la donzelle. Il est prêt à tout pour la protéger. Cependant quand tous les deux discutent, c’est assez difficile de deviner ce qui par la suite va arriver. Car Izabeau est plutôt changeante tel un caméléon, froide et distante elle devient douce et protectrice. C’est ainsi que Tristan va apprendre à rester sur ses gardes. Pourtant, et je dis bien pourtant, quand la jeune femme estimera que le jeune homme est fin prêt à devenir son homme, elle ne va pas hésiter une seule seconde, et prendra conseil auprès de sa mère. De là un jeu entre Izabeau et Tristan va naitre, celui du maitre et de l’esclave. Et quand devant des invités ils y joueront, même ces derniers ne sauront si c’est un jeu où si Tristan se paye la tête de sa maitresse. Cette évolution, va l’amener à considérer encore plus sa position et lui amènera en tout dés cas ‘’la plus belle fille du pays’’ selon ses propre dire. Bref, une romance pleine de défi comme je les aimes, mais où la femme est celle qui tient les rênes dans une époque où c’est l’homme qui commande. Une romance qui n’a rien d’historique, mais dans un contexte historique pleine de magie. Comme quoi Ysaline Fearfaol a su m’ensorceler par ses mots et ses personnages envoutants.

Enfin l’intrigue. Cette dernière tourne uniquement autour de Tristan. Bon il est vrai qu’il fait un petit détour du côté d’Izabeau, mais en réalité c’est une intrigue qui nous amènera à nous poser des questions. En fait, quand l’orgueilleux Tristan va tomber plus bas que terre, qu’il se retrouvera réduit en esclavage, qu’il va devoir apprendre à mettre sa fierté de côté, par ce que soi-disant son père ne veut plus payer ses dettes, on va se retrouver à le suivre à travers ses pérégrinations et oui les questions vont venir en pagailles. Pourquoi son père ne veut pas payer les dettes du jeune homme ? Pourquoi, justement, le père de Tristan n’a pas le droit de venir voir son fils en prison ? Pourquoi les bordels se sont associés pour l’acheter ? Je veux bien comprendre que c’est un beau spécimen male, mais bon. Pourquoi Drustan est-il aussi mauvais ? Mais la question à un million de dollars, c’est est que le sort de Tristan est une vengeance ou est-ce un châtiment ? Toutes ces questions vont trouver bien entendues leurs réponses. Seulement voilà, d’une certaine façon on mène une enquête. D’où l’intérêt de ne pas lâcher son livre. En réalité, Ysaline Fearfaol a su bien maitriser son sujet, elle l’a ficelé, emmailloter, dorloter, et fini par nous mener par le bout du nez. Elle mène son intrigue d’une main de maitre et va jusqu’à nous faire douter des personnages.

En conclusion, voilà encore un livre pour lequel j’ai eu un très gros coup de cœur. La magnifique couverture reflète parfaitement l’histoire autant par l’époque, la magie, et l’ambiance qui est plus qu’enchanteresse. L’histoire quant à elle, est juste ensorcelante. Les personnages nous semblent plus que réel. Et surtout on a l’impression de voyager à travers l’histoire, de se retrouver dans le temps des colonies avec les plantations richissimes, mais avec une touche de modernité et de magie. De plus par le sort que fut réserver à Tristan, ce livre nous donne une excellente leçon de vie. Une leçon que tôt ou tard chacun d’entre nous apprend. On apprend que l’on peut changer en apprenant de ses erreurs. Que lorsque tout nous tombe dessus au point de se sentir écraser par le poids, on s’en ressort plus fort. Que le courage arrive quand la peur de tout perdre est présent. Bref que tout n’arrive jamais pour rien. La plume d’Ysaline m’enchante et ensorcelle mon cœur et mon âme. Je me suis laisser transporter par l’histoire, voyageant dans un monde où l’amour, la haine, la magie, l’hypocrisie, l’immondice, la méchanceté, est présente. Je me suis sentie pousser des ailes, comme par magie, et me suis retrouver dans l’ambiance d’une excellente lecture. Une lecture dont j’ai eu du mal à me séparer. Une lecture qui restera graver dans mon cœur tendre de livrophage. Une lecture qui fut un méga coup de cœur. Une lecture … Je n’ai même pas assez de mots pour décrire tout ce que je ressens. En résumé, j’ai adoré ce livre plus que je ne l’aurais imaginé. Oui pour moi c’est une histoire à la Tristan et Iseult revisité, mais au fond il n’a rien à voir. C’est vrai aussi que je tombe souvent sous le charme d’un livre par sa couverture plus que par la quatrième de couverture, et à chaque fois, cela me fait le coup. J’en ressort toute retournée. Je pense que je vais cesser d’écrire, et vous dire à bientôt pour une prochaine chronique, car si je continue à écouter mon cœur, on en sera là encore demain. A plus mes livrophages.

13 8

 

— Enlève ta chemise, mon amour.

— Quoi ?

— Tristan, je vois bien que tu as mal. Enlève ta chemise.

Le planteur s’exécuta en soupirant. Il ne pouvait décidément rien cacher à Izabeau… Son épouse devinait toujours à quel moment ses cicatrices le faisaient souffrir. En effet, parfois, sans qu’il sache pourquoi, il lui semblait que des poignards invisibles lacéraient les marques de son dos. Il sentit un soulagement immédiat l’envahir lorsque les mains d’Izabeau le touchèrent. Elle laissa courir ses doigts le long des traces de fouet, utilisant sa magie pour faire cesser la douleur.

— Ça va mieux ? sourit-elle en l’enlaçant.

— Tant que tu es là, j’irai toujours bien.

— Tu sais bien que je ne te quitterai jamais.

— Oui, mais j’aime bien que tu me le dises.

— Il y a vraiment des jours où j’ai l’impression d’avoir trois enfants…

— Qui suis-je pour contredire ma maîtresse ?

— Idiot.

— Si tu le dis, maîtresse.

Izabeau vint s’installer à califourchon sur les genoux de son époux et noua ses bras autour de son cou.

— Il est bien possible que ton attitude te vaille une punition, mon bel esclave.

— Ah oui ? Et à quel genre de punition penses-tu, maîtresse ?

— Eh bien… je pourrais t’ordonner de te déshabiller, de t’allonger sur ce lit et de me laisser libre accès à ton corps, par exemple.

— Des punitions comme ça, tu peux m’en donner tous les jours, maîtresse.

Il la saisit par la taille et la fit basculer dans ses bras tout en se levant d’un coup de reins.

— Allons voir comment tu vas punir ton esclave désobéissant, chuchota-t-il en lui mordillant l’oreille.

— Tu n’as pas un rendez-vous, toi ?

— Si tu parles de Gontran et Tracy, ça leur fera du bien d’attendre un peu. Ils auront tout le temps de méditer sur ce qui va leur arriver.

Izabeau éclata de rire tandis qu’il l’emportait vers le grand lit à baldaquin.

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Commentaires (1)

Ysaline Fearfaol
  • 1. Ysaline Fearfaol (site web) | 29/09/2017
Oh là là, je suis toute émue par cette magnifique chronique !! Ce livre me tient particulièrement à coeur ; j'ai écris sa 1ère mouture à 15 ans, et publié à l'approche de la cinquantaine. Il est très spécial dans mon coeur, et tu l'as remarquablement bien cerné <3

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