Contes des Royaumes tome 1

Poison

A 4

E 2

B2lanche-Neige, le conte de fées revisité :

cruel, savoureux, et tout en séduction

Rappelez-vous le conte de Blanche-Neige que vous connaissez :

la méchante reine impardonnable, le valeureux prince, l’innocente et belle princesse, la pomme empoisonnée et le baiser d’amour véritable...

... et à présent, ouvrez ce livre et plongez-vous dans la véritable histoire de Blanche-Neige, telle qu’elle n’a jamais été révélée...

B 2

 

P1our commencer, pardon, pardon, pardon, pardon et encore pardon encore et encore. Je m’étais jurer de ne lire aucun des livres de ma P.A.L tant que je n’avais pas retravaillé toutes les anciennes qui ont été changé par un pirate de m****. Malheureusement j’ai craqué. Plus d’un mois et demi sans lire. C’est une vraie torture. Je remercie donc les éditions Milady, Bragelonne, et Castelmore pour leur grosse opération des 500 ebooks de la semaine du 27 juin au 1ier Juillet 2016, c’est là que j’ai pu me procurer ce livre dont j’avais tant entendu parler. Bien sûr, fan des inconditionnels contes et légendes de Grimm, je voulais découvrir comment c’était le remodelage du conte. Et là, vlan la claque.

Je précise qu’à ce jour le seul conte revisité c’est Captive tome 1 ; Les nuits de Shéhérazade et je l’ai adoré. Donc je m’étais dit que Poison ce serait un peu du même genre. Bin, heee, …, j’ai un peu de mal à trouver les mots. Je jure devant les muses de la littérature que jamais je n’aurais pensée à cela.

L’histoire commence par la découverte de la marâtre de Blanche-Neige. Si dans le conte original nous n’avons à aucun moment le nom de cette dernière, ici son nom est Lilith. Soit dit en passant pour une telle femme mesquine, le choix du nom est plutôt bien choisi, vu que dans les légendes anciennes Lilith est une démone de la pire espèce. Comme pour le conte original, c’est une femme d’une très grande beauté, mais la différence c’est que la peur du peuple vient plus tard or qu’ici et selon ses explications le peuple l’apprécie sans pour autant l’aimer, elle les charme d’une certaine façon. Mais le plus intéressant, c’est de voir comment l’auteur s’attarde sur cette femme, qui par ses manières et ses pensées montre déjà à quel point la femme est déjà jalouse de la jeune fille. Et comme nous le savons toutes, être jalouse est un sentiment qui vous apporte que le malheur dans sa vie. Effectivement cette femme est malheureuse, elle fut obligée de se marier a un roi qui n’est pas vraiment charmant, quelconque est le mot exact pour le décrire, dont l’amour de ce dernier va a sa première femme et qui lui a donné une fille d’une beauté irréelle, au point d’être plus belle que la jeune reine elle-même. Bref vraiment de quoi être jalouse. La complexité du caractère de cette femme est bien relevé, car on trouve une femme aigrie par la vie, elle n’aime ni son époux, ni sa belle bille, ni son peuple. Comme ce mariage lui a été imposé par son propre père, et qu’elle n’a pu choisir elle-même son compagnon, à mes yeux elle se venge. Mais c’est surtout le peuple qui en fera les frais, car effectivement puisqu’elle ne peut obtenir l’adoration du peuple, comme pour sa belle-fille, elle trouva une méthode des plus efficaces, la terreur. Et cette terreur, elle va l’utiliser avec parcimonie. J’explique « si vous ne faites pas ça, je vous jette un sort », ou « si vous ne m’écoutez pas ce sera cela », sans compter la nuées de corbeaux qui veille sur les gens du peuple pour être sur que personne ne la trahisse. Mais l’auteur a mis un point en avant sur son caractère qui me fascine. Lilith n’est pas totalement et entièrement mauvaise, bien au contraire. Ce qu’elle veut en réalité, c’est que Blanche-Neige se choisisse au plus vite un époux pour quitter le palais afin qu’elle puisse être tranquille, et pour cela quoi de mieux que de rendre la vie impossible à la jeune fille. Mais malheureusement, tout ne se passe pas comme prévue. Des événements tragiques se produisent, le corsage de la robe par exemple, ou encore le magnifique peigne, apportent son lot de souffrance pour la reine. Elle souffre en réalité, et cherche même à se faire pardonner. Mais ces quiproquos, font que le peuple se met à douter de la reine. Et comme elle ne voulait que le bien de la jeune donzelle, elle se sent rejeté, dépitée et attristée, car tout ne tourne pas comme elle l’aurait souhaitée. Et puis tout à coup, elle devient la marâtre par excellence, elle donne un couteau au chasseur pour que ce dernier lui ramène le cœur de la gamine. Et là la question que l’on se pose tous, mais qu’est ce qui a bien pu arriver dans la tête de la reine pour devenir ce qu’elle est à ce moment-là, c’est-à-dire une femme malheureuse. Malheureusement, on n’aura jamais la réponse. Et du coup passer de la reine sévère à la maléfique casse un peu l’ambiance. J’espère que cela n’était pas voulu de la part de l’auteur, parce que là franchement, vu comment je me suis sentit à la fin du livre, ce n’était pas joli, joli à voir.

Du coup je passe au deuxième personnage. Etant donné que l’auteur s’attarde plus sur le personnage de la reine, on à peu de moment de découverte sur notre Blanche-Neige. Oui nous le savons elle est la plus belle, la plus éclatante, la douce, la plus serviable, et cela dans le conte original comme dans celui qui est revisité. Mais à chacune des scènes où elle apparait, je ne vois qu’une jeune fille de notre époque, riche et pourrie gâtée. A tel point que j’ai même pensé que l’histoire se passait réellement de nos jours, avant de me dire que c’était impossible. MDR. Dans l’original elle est douce, gentille, agréable, respectueuse, sensible, pure, innocente, … Alors imaginez-vous lorsque j’ai découvert qu’elle était tout le contraire, elle est vulgaire, irrespectueuse, agaçante, fougueuse et pleurnicharde, une gueuse dans toute sa gloire, elle boit, danse avec les hommes du bar, n’hésite pas à offrir son corps pour sauver sa vie. Cela ma choquée, quand elle l’a fait avec le chasseur, je me suis dit, eh qu’est-ce qu’elle est en train de faire ? Je ne me suis pas trompée d’histoire par hasard ? Sans compter que l’on pourrait vraiment se demander si elle est aussi entièrement humaine, vu qu’elle sent l’odeur de sa belle-mère sur le pauvre homme. Bin là c’est vraiment choquant. Quand j’imagine notre Blanche-Neige originel dans une scène de sexe, je me sens si mal que je ressens dans mon âme un sentiment de dégout. Oui c’est sa du dégout. Beurk !!!!!!!!!!! Mais malgré cela je me suis mise à rire toute seule comme une petite folle lorsque j’ai lu la scène de la nuit de noce. J’ai essayé de me mette à la place du prince, pas pour des raisons que je voulais me la faire, non, mais j’essayais de voir la scène à travers ses yeux et son cœur amoureux. Le pauvre il est tombé bien bas avec la belle.

Ce qui m’amène au troisième personnage emblématique : le prince. Qui ne rêve pas du prince charmant ? Moi si, même si j’en ai un sous ma main qui parfois me donne envie de lui foutre des claques. Bref passons, le beau gosse, sale comme un clochard débarque sans prévenir dans une clairière, blessée, et fini par tomber sous le charme de la jeune donzelle après que le nain Rêveur lui ait parlé des vertus de la princesse. Tous les jours, il allait là voir dans la clairière, lui parler et surtout l’admirer, tel un homme venant voir sa femme dans le coma. Il aide même les nains dans la recherche du repas pour avoir droit à passer une nuit de plus dans la chaumière, c’est donc un prince tactique. Et puis lui qui l’a idolâtré pendant tout le long du sommeil de la belle, se voit les écailles de ses yeux tomber. Jamais, au grand jamais, il n’aurait pensé que la belle jeune fille soit ce qu’elle lui à montrer, fougueuse, intrépide, alcoolique, etc. Je le plain réellement car moi aussi je me suis senti ainsi. Mais vu comment le mythe de Blanche-Neige a fondu comme neige au soleil, je comprends tout à fait le choix du prince à la fin du livre, c’est-à-dire presser la pomme empoisonnée pour en faire du jue afin de remettre Blanche-Neige dans son cercueil de verre et ainsi l’amener dans son palais. J’ai eu comme l’impression qu’il était un collectionneur, un chaud lapin, un don juan, et pour cela aussi je me suis vu tomber de haut. Car pour moi le prince charmant, c’est un homme idolâtré. Mais c’est uniquement à ce moment-là que je compris que je ne l’aimais pas.

Pour ce qui est des autres personnages secondaires, j’ai aussi aimé le remaniement des nains, ce qu’ils sont, en dehors d’être des travailleurs acharnés. Ou encore le remaniement du conte d’Aladin et de la lampe merveilleuse, etc. Le point positif, c’est que pour chaque personnage l’auteur s’attarde sur chacun d’entre eux. Ensuite comme je l’ai dit un peu plus haut, le remaniement de ce conte à parfois laissé comme un gout de modernisation mais pas que pour l’histoire, car si on oublie les paysages on a l’impression que cela se passe réellement à notre époque. Et je pense que c’est ce que l’auteur voulait absolument. Mais à côté de cela, un point négatif est mis en avant, de l’incohérence dans les scénarios, exemple la reine sévère au début pour finir par devenir maléfique, ou encore elle est une sorcière sans pouvoirs aucuns et d’un coup elle est capable d’envoyer des sorts et des malédictions mais que les nains soient capable de dire que c’en est une, pire la belle donzelle qui n’est qu’une douce jeune femme devient en un claquement de doigt une catin. C’est comme si l’on faisait un cauchemar dont on ne peut se réveiller et dont on doit assister à tous les événements du début à la fin.

En conclusion ce livre est super et j’ai passé un agréable moment. Il est vrai que l’histoire première est totalement différente de ce à quoi on s’attendait. D’excellentes idées qui sont mis un peu en fouillis, mais qui au final nous fait bien rire. Après tout c’était écrit dans le résumé « conte revisité ». Mon bonheur c’est aussi d’avoir trouvé des scènes revisitées elles aussi de d’autre contes. Mon préféré Aladin. Et même si en le fermant je ne savais plus où me mettre tant j’étais déboussolée par cette histoire à la contemporaine de Blanche-Neige, je suis prête à aller chercher en vitesse le tome deux des Contes des Royaumes : Charme. Et puis à mon humble avis, je pense qu’en réalité, ce n’est pas l’histoire de Blanche-Neige qui nous est conté, mais plutôt de la reine Lilith. Enfin c’est juste une impression, quand j’aurai lu le tome 2 je vous dirais si cela se confirme ou pas. Mais ce n’est pas pour maintenant. A lire.

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- Tu sais, rien ne vaut une bonne malédiction, répondit la vieille en poussant son arrière-petite-fille sur le bord du trône pour caser ses hanches osseuses à ses côtés. La mort, c'est le dernier recours. Tandis qu'un sortilège ... c'est le pouvoir.

- Alors je voudrais lui jeter un sort qui la ferait dormir à jamais, dit Lilith, bien consciente que sa voix avait retrouvé le ton maussade de ses jeunes années.

- A jamais, ça fait bien long, dit la vieille. Hormis la mort, la seule chose éternelle, c'est le véritable amour.

Elle fouina dans les replis de ses guenilles loqueteuses pour en tirer une pomme rouge.

- Tiens, mange ça, dit-elle. C'est bon pour toi.

 

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