De Ronces et d'Écume

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A3 1près un séjour de plusieurs années dans un pensionnat en Angleterre, Évy retrouve avec bonheur sa terre d’Irlande, la tête emplie de rêves d’indépendance et de liberté.

Mais le sort en a décidé autrement.

Au lendemain d’un bal masqué, le réveil est plus que surprenant. Ce qu’elle considère comme pure mascarade se révèle être un vrai serment de mariage. La voilà désormais unie au sulfureux et inaccessible baron de Kerry.

Et si le lien le plus indéfectible n’était pas celui contracté devant Dieu ?

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S3alut la compagnie. Aujourd’hui, je viens de finir une histoire à l’eau de rose digne des grands historiques des éditions Harlequin. Bon il faut dire, que cette lecture fut passionnante, pleine de surprises, une fois que l’on a fait le grand plongeon dans le monde du passé. Mais ce fut par cette belle couverture de chez les éditions Rebelle que j’ai eu envie de le lire. Il faut dire pour ma part que les éditions en question ont pour habitude de faire des couvertures magnifiques, mais que malheureusement pour moi, je tombe systématiquement amoureuse de chacun de leur livre. Mais ce n’est pas de ma faute. Ici la couleur de la couverture me rappelle le soleil couchant avec un peu de brumes, au loin un bateau qui s’éloigne très loin d’une jeune femme qui va attendre que la personne qui compte le plus lui revienne. Haaaaaaaaa !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! C’est juste splendide. Mais bon voilà, je recommence encore à m’extasier sur une couverture, et j’en oublie que si j’écris ma chronique, c’est pour vous faire part de mon avis sur le livre.

Et à chaque fois que j’écris mon commentaire sur un nouveau livre, j’aime vous faire découvrir le synopsis, juste histoire de vous mettre dans le bain. Après un séjour de plusieurs années dans un pensionnat en Angleterre, Évy retrouve avec bonheur sa terre d'Irlande, la tête emplie de rêves d'indépendance et de liberté. Mais le sort en a décidé autrement. Au lendemain d'un bal masqué, le réveil est plus que surprenant. Ce qu'elle considère comme pure mascarade se révèle être un vrai serment de mariage. La voilà désormais unie au sulfureux et inaccessible baron de Kerry. Et si le lien le plus indéfectible n'était pas celui contracté devant Dieu ?

C’est plutôt drôle, je trouve que les personnages, du moins à mes yeux, joue un grand rôle dans l’aventure que nous lisons. Pourquoi ???? Tout simplement parce qu’un récit sans protagonistes pour la faire vivre, n’est pas une histoire. Au final on peut dire ce que l’on veut, il n’y a qu’une chose sur laquelle on peut compter, lire.

Evy est une jeune fille orpheline de père et de mère et qui a fait des études dans un pensionnat pour jeune fille en Angleterre. Aux thermes de ces études, elle rentre sur sa terre natale qu’est l’Irlande et va vire chez son oncle, sa tante et sa cousine. Malheureusement, elle va vite découvrir que sa cousine veut devenir bonne sœur. Par un coup du sort lors de la fête donné en l’honneur de sa cousine avant que celle-ci s’en aille, Evy va se retrouver marié religieusement à un beau et magnifique jeune homme. Evy est une jeune fille de noble naissance, avec un grand cœur. Mais c’est surtout une jeune femme qui possède un fort caractère. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds. Mais néanmoins, comme toute jeune femme qui ne connait rien aux hommes, elle se laisse facilement avoir par ses sentiments, mais elle ne le montre pas. Mais ce qui m’a énormément plut dans ce personnage, c’est son côté moderne, et cela apporte une grande bouffée d’air frai dans ce genre de roman, car les romance à l’eau de rose ont souvent des héroïnes un peu idiotes sur les bord, craquant devant le beau male ténébreux dès le premier instant et surtout incapable de résister à ses hormones. Evy, c’est tout le contraire. Et c’est bien mieux. Mais au niveau caractère, Evy m’a souvent laissée perplexe, si je puis le dire ainsi. Cette tète dure comme le roc, prend ses décisions toujours sous le coup de l’émotion, et qui au final ne finissent pas toujours comme elle l’aimerai. Et oui, nous femmes savons que ce genre de mesures ne sont pas raisonnables. Ah sa non. Pour ma part, ils m’attirent plus de problèmes et de souffrance que de joie.

Adam de Kerry, est le spécimen male par excellence. Entre sa richesse, son titre et sa beauté naturel, il est tout à fait normal que toute les femmes lui courent après. Mais ce magnifique gentleman n’a de yeux que pour la cousine d’Evy. Et s’il est de retour c’est justement parce qu’il a l’intention de se marier avec elle pour l’empêcher d’aller au couvent. Manque de pot, il l’a confondu avec Evy, et se retrouve donc marier à elle. C’est un homme comme on en voit plus. Il est doux, tendre, sensible, fidèle, honnête, mais aussi autoritaire, un brin macho, et sournois. Mais au moins il l’admet. Il ne se le cache pas. Il possède la prestance des hommes de la haute bourgeoisie, avec un sacré charisme. Dommage que l’auteur n’ait pas parler un peu plus de son passé et aussi de son frère.

Mais le personnage le plus détestable, du moins à mes yeux, c’est la fameuse cousine d’Evy, je parle bien entendu d’Emy. Cette peste qui est très proche d’Evy au début du livre, va devenir sa pire ennemie. Pourquoi ??? Bin parce que mademoiselle est mécontente que sa cousine se soit mariée avec l’homme de sa vie. Homme qui selon ses dire est bien trop libertin pour elle, même s’ils s’étaient promis l’un à l’autre par le passé. Son attitude envers sa cousine, ma écœurée. Comment peut-on mettre autant d’années de complicité, d’amitié et d’amour derrière soit juste pour un homme. Elle est capricieuse. Voilà ce que je pense d’elle. Et ce n’est pas jolie, jolie pour une femme de son âge.

Mais bon, voilà ce sera tout pour les personnages. Et pour le coup, je n’ai pas vu arrivé le point crucial de la chronique avec la romance entre les personnages, la plume de l’auteur et l’intrigue du roman.

Tout d’abord, la plume de l’auteur est magnifique. J’ai eu l’impression de plonger dans le monde de l’aristocratie du XIIIème siècle, avec ses calèches, les bals de la haute bourgeoisie, la réparation de l’honneur d’une jeune fille, etc. Mais il est vrai que de par le titre De ronces et d’écumes, j’aurai plus pensé que ce livre aurait été une histoire de voyages, ou quelque chose de ce genre. Par ailleurs, le récit est plutôt léger, doux, sympathique et se laisse lire très facilement. Les pages défilent très vite, mais on se plonge sans aucune difficulté dans le monde créé par l’auteur. C’est de la magie livresque. De plus, les descriptions sont très belles, très bien décrites. Sans compter que les personnages font plus vrai que nature, avec les petites manières des nobliaux du siècle en question. J’ai adoré. Comme quoi on n’a pas besoin de lire un des Historique des éditions Harlequin pour trouver une jolie romance. Néanmoins dans ce point ci, j’ai eu comme un énorme coup de poignard en plein cœur. Effectivement, le récit est un peu fouillis. Pas dans les débuts, non ! Plutôt vers la fin. Il y a dans petites choses que je n’arrive pas à comprendre, c’est plutôt du genre question sans réponses. Je m’explique : comment s’est passé le procès d’Adam quand il était Jack ? Bref c’est vraiment très peu de choses mais ce sont des réponses qui auraient put être intégrer dans le récit pour plus de compréhension. En fait, cela m’a donné l’impression que l’auteur était pressé, et a sans le vouloir bâcler la fin de son histoire. C’est vraiment dommage, car j’ai adoré.

Et puis, vient la romance entre les personnages est un point important pour tous livre. Alors là chapeau. Je me demande comment l’auteur a pu avoir l’idée loufoque de réunir ces deux têtes de mules de cette façon. Il faut dire qu’être marié avant même de faire la cour et apprendre à se connaitre est plutôt rocambolesque, non ? Je m’explique, on a un gentleman, ou plutôt un très beau jeune homme qui vie au jour le jour de la manière la plus déjanté qu’un gosse de riche puisse le faire dans ce temps-là, qui est fou amoureux d’une belle jeune fille auprès de qui il s’est … dirons-nous quelque peu déclarer durant leurs jeunes années en tant que futur époux. En gros ils se sont fiancés pendant leurs adolescences. Lui il apprend que la donzelle veut rentrer dans les ordres, et va alors, lors du dernier bal en l’honneur de la donzelle, mettre un pan en place. Et quel est-il ? Celui de se marier avec la jouvencelle, devant témoin, avec un prêtre, afin de l’empêcher de partir au couvent. Petit bémol, la demoiselle à une cousine qui lui ressemble trait pour trait. Du coup, le voilà marier à la parente de la femme qu’il aime, tout cela uniquement parce qu’il n’est pas fichu de voir plus loin que le bout de son nez. Mais là je dis gros MDR. Comment ne pas reconnaitre l’être aimée, bon c’est vrai qu’ils étaient tous deux complétements bourrés, mais bon !!! On peut les différencier l’une de l’autre. Alors quand Evy découvre qu’Adam est amoureux de sa cousine, et qu’en plus il va annuler le mariage, c’est sûr qu’elle péte son câble. Pour moi, c’est tout à fait compréhensible qu’elle ne veuille pas dormir avec son époux, et donc qu’elle ne fasse pas son devoir conjugal, ou encore qu’elle lui tienne tête à tout bout de champ. Mais il est vrai que pour une femme, ce qui est le plus dure, c’est quand son compagnon l’amène ailleurs, loin de tout, surtout pour la protéger. Et là je dis messieurs, si jamais vous devez faire cela à votre tendre amie, mettez là au courant, au lieu de garder pour vous le fait que nous sommes en danger. Car lorsqu’une femme est en colère, sa rancune et sa vengeance peut être titanesque. Mais Adam, va finir par avoir des sentiments pour sa jeune épousée, puisqu’il deviendra jaloux, possessif, protecteur, et même inquiet pour elle. C’est ainsi, et dans ce sentiment oppressant que les jeunes mariés vont apprendre à se connaitre, à se découvrir, pour qu’au final ils aient tous deux leurs happy end. Ce genre de romance nous laisse toujours un peu rêveurs, mais sans la période du match de ping pong sans arbitre.

Pour ce qui est de l’intrigue, la romance entre Adam et Evy va couvrir les pas d’un complot qu’il faudra bien suivre. Mais on le repère à des kilomètres à la clef, avec en prime des révélations inimaginables. En effet, tout le long de l’histoire, on découvre qu’Adam est sujet à de nombreux coup du sort. Son bateau qui brule, des marchandises perdues, un client qui ne veut pas mettre ses affaires dans son bateau, une cale à moitié vide sans compter le fait qu’il devient d’une certaine façon un ‘’trafiquant’’. Autant de coïncidences nous laissent pantois. Après tout, j’ai pour habitude de dire ‘’trop de coïncidences, tuent la coïncidence’’. Vous comprenez ce que je veux dire ? Il y a trop de malchance qui s’accumule contre lui, concours de circonstance, hasard ou c’est simplement que le destin s’acharne contre lui ? Sa c’est plutôt saugrenu. En bref, je n’y crois pas du tout. Puis petit à petit l’intrigue s’ouvre plus grand, et on découvre qu’en réalité c’est une vengeance pure et dure et que quiconque se met en travers du chemin va en payer les pots cassés. Dur, dur pour nos jeunes amoureux de la vie. En bref, j’ai trouvé que l’action est très bien ordonnée. On va du point A et on finit au point Z, en passant par tous les autres points de l’alphabet. C’est bien énumérer. Les scènes s’emboitent les unes aux autres, elles s’encastrent, elles se lient, et au final elles émergent dans un beau feu d’artifice aux milles couleurs.

En conclusion, voilà encore un livre magnifique que les éditions Rebelles m’ont donné envie de lire, juste par leurs splendides couvertures. Et je sais que mes méga coups de cœurs viennent en général de ces éditions, juste par les splendides illustrations. De plus l’histoire est magnifique, la romance est parfaite, certes dans un univers du XVIIIème siècles, mais avec un brin de modernité. J’ai adoré suivre les aventures d’Evy et d’Adam, j’ai adoré les voir se chamaillés, et je suis encore sur ma faim. Malheureusement, c’est la fin, et je dois m’y faire. J’ai passé un très bon moment durant ma lecture, et n’ai pas cesser de fulminer après cet homme autoritaire, manipulateur, et à sa façon machiavélique. Désolé messieurs, mais je suis une féministe dans l’âme. En bref, je vous le conseil vivement. A bientôt mes amis livrophage pour une nouvelle chronique.

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— Seigneur Dieu, jura-t-elle, je rêve, ou je suis morte… 

Un puissant hoquet ébranla son être, et les larmes inondèrent ses joues. 

La main virile rejoignit la sienne, l’empêchant d’ôter complètement la capuche qui le masquait encore.

— Ni l’un ni l’autre, ma mie. 

Évy laissa une longue plainte s’échapper de sa poitrine en feu. Ses dernières forces l’abandonnèrent et elle s’affaissa mollement tandis que d’un bras puissant il la retenait. Il logea la tête blonde dans son cou et la pressa timidement contre lui.

— C’est bien moi, ma mie, soupira-t-il contre son oreille, je suis enfin de retour. 

Décidée à en avoir le cœur net, Évy se redressa et baissa résolument l’étoffe qui l’occultait à sa vue. Le regard d’Adam brûlait d’un feu contenu, son visage apparut, plus émacié que dans son souvenir. Sa joue gauche était barrée d’une cicatrice rosâtre qui courait de l’oreille au menton. De ses doigts fiévreux, elle en suivit le tracé, ce qui eut pour effet de provoquer une grimace de souffrance chez son partenaire.

— Mes prières ont été exaucées, balbutia-t-elle en fermant les paupières. 

Puis, elle enroula ses bras derrière le cou de son époux et posa délicatement ses lèvres sur la bouche tremblante qui lui faisait face.

— Mais comment est-ce possible ? sanglota-t-elle contre sa bouche. 

Il l’écarta lentement, dégageant ses cheveux rebelles pour examiner son minois.

— J’ai perdu la mémoire. 

— Adam ! Vous êtes vivant ! renifla-t-elle. 

Il serra les dents pour ne pas trahir sa peine et son amertume.

— J’étais mort, longtemps. Il n’y a que plusieurs semaines que je me suis souvenu que j’étais vivant, qui j’étais réellement. 

— Pourquoi ne pas être venu au manoir ? reprocha-t-elle d’une voix d’enfant. 

Il prit son visage en coupe et se perdit dans la contemplation des iris clairs qui le questionnaient.

— Parce que ma mémoire est encore bien fragile. Je voulais vous voir, milady. Votre réputation de bienfaitrice vous précède et je n’ai eu qu’à suivre les traces des miséreux pour vous rencontrer. 

— Je ne comprends pas. 

— Au milieu des eaux troubles qui peuplaient mes nuits, un regard clair me donnait de l’espoir. Je savais qu’il existait quelque part, le seul fil d’Ariane qui me restait, c’était vous. Je voulais être sûr que vous étiez celle qui hantait mes songes. 

Évy se mit à trembler entre ses bras. La joie infinie qui l’envahissait ne pouvait cacher un immense doute. Si ces yeux n’étaient pas les siens, mais ceux de sa cousine ?

— Suis-je réellement celle-là ? 

Il frôla sa joue du plat de la main. Du pouce, il pinça doucement son menton et maintint son visage face au sien. Son regard profond plongea dans les yeux azurés, bouleversant son cœur supplicié.

— Oui, Évy, sans nul doute, vous êtes celle-là. 

La joie était telle qu’elle en était presque douloureuse. Reniflant contre son cou, ravalant les larmes qui manquaient de la submerger à nouveau, elle questionna. 

— Vous rappelez-vous qui je suis ? 

— Vous êtes la perle de ma vie, le joyau qui enchante mon cœur. Vous êtes celle qui a failli me briser en se sauvant loin de moi. Vous êtes mon mousse et je suis votre dévoué capitaine. 

Elle partit d’un rire libérateur.

— Vous n’avez pas oublié ! 

— Non, Évy, je n’ai pas oublié cela. Le reste, il faudra peut-être qu’avec beaucoup de patience vous me le réappreniez. 

— Nous avons la vie devant nous. 

Il l’étreignit avec force, s’apprêtant à l’embrasser, mais il remarqua soudain sa réticence.

— Qu’y a-t-il, milady ? 

— Vous allez devoir vous modérer, milord. 

Elle prit l’une de ses mains et la guida lentement sous son manteau en la posant à plat sur son ventre. Adam accusa un hoquet de surprise lorsqu’il comprit l’objet de cette bosse, un rictus de joie déforma son visage.

Alors, un énorme sanglot contracta la poitrine du lord qui s’autorisa enfin à pleurer.

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