La magie de Paris tome 2

Le Calme et la Tempête

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E 2

A1près le désastre au lycée, Chloé et Thomas sont en probation. Quant à David, il rejoint leur classe sous l’ordre de Mickael afin de les protéger – ou de les surveiller.

Maintenant qu’elle connaît sa condition, Chloé refuse se lamenter. Elle compte retrouver sa vie d’avant par n’importe quel moyen, y compris les rituels les plus anciens et les plus dangereux que Thomas peut dénicher.

Mais d’où viennent les monstres qui ne cessent de l’agresser ? Des Failles, de ses expériences… ou d’un traître bien plus proche ?

En insistant, Chloé risque de remettre en cause l’essence même de la Magie.

B 2

 

B3on bin apparemment, je suis encore partante pour une petite virée, ou plutôt pour une nouvelle chronique. En fait c’est plutôt bizarre. Les mots me viennes avec tant de facilité, que je trouve irréel le temps que je passe à écrire mes avis. Je lis en journée, aprés c’est dodo pour les mômes, et après, je m’assied derrière mon ordi, et c’est parti. Mais ce n’est pas cela le plus intéressant. Non, ce que je trouve intéressant, c’est que je suis à la troisième chronique de la semaine. Mais bon, je ne vais pas m’en plaindre. J’ai encore tellement à écrire. En attendant, j’estime qu’il est normal de faire découvrir de nouveaux horizons aux autres. C’est un échange qui peut être très bon pour les autres, car ainsi, ils irons chercher le livres en question. Eh oui !!!!!! Encore des achats. MDR. Et puis si ç cette heure je suis assise derrière mon écran, tapant mon texte, c’est que le livre m’a énormément plut. Il faut bien l’avouer qu’il n’était pas très gros non plus. Cent-quatre-vingt-quatre pages en version numérique. Une broutille. Vite fait, bien fait, vous allez me dire. Eh bien non, car le livre en question recèle des trésors comme seul l’auteur sais le faire. Et puis, pour ma part, j’avais bien spécifier que j’étais tomber amoureuse de la couverture du premier tome, que je me suis super bien amusée durant la lecture de ce dernier et que je voulais au plus vite la suite des aventures de notre jeune héroïne, vu le cliffhanger qui m’avais mise l’eau à la bouche, alors ne vous étonnez pas si je me suis procurée au plus vite le deuxième tome. Oui je le reconnais. Il était dans ma P.A.L depuis le jour de sa sortie en librairie. Non, même si je le voulais je ne l’ai pas lu à ce moment là. La raison !!!!! Mon opération. Après tout c’est normal de vouloir garder un bon bouquin pour le moment où vous vous dite que c’est bon, vous êtes en pleine forme.

Ce soir, je parlote, je parlote, encore et encore. Et si je continue comme cela, je vais finir par écrire un livre, avant même de vous donner mon avis. Oh zut !!!!!! J’ai oublié de vous dire de quel livre j’allais vous parler. Bon ce n’est pas vraiment grave, vu que je vais tout d’abord vous faire découvrir la quatrième de couverture. Après le désastre au lycée, Chloé et Thomas sont en probation. Quant à David, il rejoint leur classe sous l’ordre de Mickael afin de les protéger – ou de les surveiller. Maintenant qu’elle connaît sa condition, Chloé refuse se lamenter. Elle compte retrouver sa vie d’avant par n’importe quel moyen, y compris les rituels les plus anciens et les plus dangereux que Thomas peut dénicher. Mais d’où viennent les monstres qui ne cessent de l’agresser ? Des Failles, de ses expériences… ou d’un traître bien plus proche ? En insistant, Chloé risque de remettre en cause l’essence même de la Magie.

La magie de Paris tome deux – car c’est bien de ce livre dont nous parlons - d’Olivier Gay, a repris tous les personnages principaux du premier opus et les a améliorer. Dans quel sens ???? Bin, pour cela, il faut lire la suite pour le découvrir.

Chloé, est toujours cette jeune fille grande, forte, sportive et mousquetaire du jeune mage Thomas. Malheureusement, à la fin du premier tome, elle découvre qu’en réalité elle est morte, et que seul la magie du jeune mage la maintien en vie. Elle est pleine d’énergie, d’entrain, de vitalité, de dynamisme, d'humour et n’a pas sa langue dans sa poche. Moi qui ai passé l’age du lycée, je ne peux que tomber en adoration face à ce petit bout de femme par sa façon de voir les choses, son répondant, ses pensées sarcastiques ainsi que son courage. Car malgré ce qu'il lui est arrivé, elle n'a pas baissé les bras et a continué d'être elle-même, sans compter que le patriarche Mickael lui fait peur. Seulement ce que je trouve immensément bien réussi dans ce livre, c’est que l’on se rend compte que quand la donzelle a une épée dans la main, elle devient comme nos super héros Marvel. Je veux dire par là qu’elle est courageuse, pleine d’assurance et n’hésite pas à mettre sa vie en jeu. Tandis que dans la vie réelle, face aux autres, face à sa vie de lycéenne, de jeune femme, on la sens pleine de doute. Car en fait ce que l’on ressent, c’est qu’elle a une mésestime d’elle impressionnant. Elle pense que le fait qu’elle soit plus grande que la plus part des autres filles et en même temps qu’elle est un véritable garçon manqué, va à l’encontre de sa beauté naturelle. En effet, elle se sent incapable de séduire. Et sa, ce n’est pas quelque chose de simple pour elle. Sans compter que sa vie est trop rapidement chamboulée. Elle passe de lycéenne complexée et sportive au point de donner sa vie, à mousquetaire lié a son mage pour le protéger, puis à une erreur magique qu’il faut faire disparaître, pour finir par devenir un gosse à baby-sitter. Bref autant de changements qui n’est pas facile à gérer, et cela se comprend. Mais elle le supporte bien, et arrive à gérer.

Thomas n’est plus autant en retrait que dans le premier tome. Il parle, parle encore et encore, au point de faire des blagues sans cesse. Il sait se mettre en retrait si cela est nécessaire au point de refuser ce qu’il désir le plus, comme lorsque Chloé et lui s’embrasse, c’est vraiment courageux de sa part. Il sait être protecteur aussi, surtout lorsqu’il pense avoir échoué son sortilège pour ramener sa belle à la vie, au point de devenir vengeur. Il est vraiment adorable, et entre son humour et son intelligence, on éclate de rire très souvent. Ce que j’ai trouvé appréciable, c’est que malgré le coté mystérieux qu’il a gardé du premier tome, on apprend à le connaître un peu plus, en découvrant des point de sa vie

David, le beau, le sexy, l’incroyable, l’Apollon de ces dames, l’escrimeur hors paire, est l’être le plus frustrant que j’ai découvert jusqu’à présent. Et pour cause, silencieux, sourire énigmatique, petite pique par ci par là, il est et reste difficile à cerner. C’est très intense comme sensation. Oui on apprend énormément de choses sur lui dans ces petits moment là, du genre ses réparties à faire rougir les jeune filles, le fait qu’il aime bien notre mousquetaire malgré tout, qu’il a horreur qu’on lui joue des tours, etc. Du coup c’est dur de cerner ses agissements, tant il nous embrouille le cerveau. Mais au final, on ne peut que se demander où il en est avec Cassandre. Car il ne faut pas oublier qu’il est le chevalier de la folle furieuse.

Justement parlons de Cassandre. Elle est agressive, hargneuse à tout bout de champ. Et je ne parle même pas du fait si quelqu’un ose s’approcher de son beau chevalier. Là elle devient complètement hystérique. J’espère qu’elle ne va pas rester scotché au rôle de rivale folle et possessive, parce que pour l’instant dés qu’elle apparaît, elle me fait grincer des dents, et je ne l’aime pas vraiment. Ce n’est vraiment pas l’amour fou pour elle en fait. Je dirais même que si elle disparaissait du paysage en laissant le beau chevalier présent, ce serait bien mieux. Elle ne manquerait pas vraiment à qui que ce soit. Enfin c’est ce que je pense.

Nour et Célia les copines de Chloé avant que Thomas et compagnie débarque dans la vie de celle ci, sont à l’opposé l’une de l’autre. La première est du genre, allez dit moi tout tes secrets, la seconde est prête à courir derrière tous les mecs du coin. Mais elles sont toujours présente l’une pour l’autre. Elle apporte un peu de fraîcheur dans ce monde de magie. Seulement voilà, l’une des deux, et je fais exprès de ne pas dire qui c’est, est du genre curieuse au point d’entrer de force dans ce monde. Après tout qui ne connaît pas que la curiosité est un vilain défaut. Mais sans vouloir prendre sa défense, elle voulait comprendre pourquoi son amie est aussi différente d’autre fois, et s’inquiète pour elle. Mais bon, comme l’on dit de part de chez nous « li la goûte son coup de baton sur son band doigts pou son couillonnisse », et comme vous ne comprenez pas le créole, en français cela veut dire que le fait qu’elle qu’elle soit si entêtée à découvrir la vérité elle a commis l’imprudence de sauter sur l’occasion et de de laisser libre cour à sa curiosité, et que de ce fait elle se retrouve projeter dans un monde dont elle ne soupçonnais pas, et surtout dans un autre espace temps. Et là je dit bien fait pour elle.

Mickael, le patriarche des mages est bel est bien un patriarche qui régente tout. En effet on apprend qu’il est le grand père de Thomas, mais aussi le père des autres adultes de sa congrégation. Mais, sa façon de commander, d’utiliser la magie pour ramener les mômes dans le droit chemin, et la manière qu’il tient les rennes, est flippant. Il est froid, insensible, et j’en passe. C’est flippant.

Apophis, est le grand méchant de l’histoire. Il est plutôt étrange au fond, du moins en apparence. Très vite on sait qu’il est une goule. Mais bizarrement, il est intelligent, cynique, cultivé, rusé, fort, rapide, et excellent bretteur. Alors, quand on rajoute tous ces points les uns aux autres, notre curiosité est émoustillée. On se demande s’il représente un danger ou pas. Et puis, il ne cesse de chercher nos jeunes héros, les provoque, engage des duels avec eux. Il fait monter la tension déjà palpable. Mais, le problème, c’est qu’entre le fait que ce fut le chevalier du fameux grand méchant du tome un, et je veux bien sur parler du S'Lazar, on se demande si on nous dit tout sur les goules on non. Car, avec toutes ces révélations, on redoute le pire.

Bref, tout cela pour dire, que l’on a des personnages, avec un caractère, bien trempé, dont pour certain plus approfondit que dans le tome un. On rie avec eux, on s’énerve, on les aime, on les déteste, et surtout j’estime qu’Olivier Gay a très bien su amener ses personnages à réfléchir. Bon cela reste des ados, mais quand même, ils sont plus mures qu’au tout début de l’histoire, soit dans le tome premier, et c’est plutôt rafraîchissant. Affaire à suivre pour ce point.

Et là, je me rends compte que je suis arrivé au moment crucial de ma chronique. Car il est temps d’approfondir, de décortiquer ce roman avec les triplés. Je veux bien sur parler de la plume de l’auteur, de la romance entre les personnages et bien entendu l’intrigue du livre.

Tout d’abord la plume d’Olivier Gay est tout simplement géniale. C’est le deuxième livre que je lis de lui, et même si c’est la suite du livre que j’ai lu de lui, je reste toujours scotché par sa belle plume. Il n’y a rien à redire. Elle est légère, humoriste, sensible, dommage pour le coté limite grossier – moi j’adorais cela – pleine de piment, l’ambiance reste à l’amitié, riche, intense, rythmée, émotive, des personnages hauts en couleurs, la ville de l’amour et plein de références, en quelque mots, tout ce dont j’ai adoré dans le premier tome. Légère et rythmée, pour la bonne raison que la lecture se fait très facilement. On ne lâche plus le livre, les pages défilent devant nos yeux, et quand arrive la fin avec son cliffhanger, on n’a qu’une envie, avoir le tome trois en main. C’est un livre qui se lit très bien et d’une traite. Pas de problème à comprendre quoique ce soit, et il pourrait s’adapter aux jeunes comme au ancien. Riche et émotive, car le vocabulaire, tout en étant simple, est plutôt recherché, noble, soutenu, mais loin d’être trop imposant, on se sent quand même très à l’aise. Les émotions sont très présents elles aussi, on rie, on pleure, on crie, on s’énerve, bref, notre cœur fait de grands bonds dans notre poitrine, et joue à nous faire frôler la crise cardiaque, et quand arrive le moment crucial dans la vie/mort de Chloé, c’est une multitude de feu d’artifice qui éclate, et on a impression de revivre le réveillon de Noël, ou celui du jour de l’an, et en mieux, celui du quatorze-juillet. C’est vraiment magique. Humoriste, limite grossier et pleine de piment, tout simplement que les blagues volent de ci de là. Il est vrai que le piment vient du coté gros mots, même si cela est très peu présent, on en a quand même, et cela met du sel dans notre lecture. Quand à la sensibilité, on la trouve dans tous ces micro points. Par ailleurs, on se retrouve avec de l’action, des rebondissements, des quiproquos dans tous les coins et recoins du livre. Les descriptions minimalistes, sont simples, mais on n’a pas besoin de plus que cela, vu que l’on est dans La Ville de l’Amour. Alors quand on entends amicale, bin on se demande où est la romance. Pour ma part, j’en attends plus. Et oui, on est à Paris. De plus on a des personnages avec des caractères aussi différents les uns des autres, mais que l’on a envie de suivre malgré que certains mérite d’avoir des claques bien senties. Et surtout, surtout, le point qui m’avais plut plus que tout dans le tome précédent, les références littéraire, cinéphile et autres. Elles sont nombreuses, dispersées, mais c’est trop super. En gros, ce que j’ai à dire, c’est que l’auteur a sut construire un univers atypique autour de sa plume, et on ne fait qu’en redemander. C’est grave docteur ??????

Ensuite coté romance, c’est le calme plat. On voit que la jeune Chloé bave devant le bel Apollon David, mais comme celui ci ne fait rien pour lui faire comprendre que lui aussi il est attiré par elle, bin la petiote se tourne vers Thomas. Et là vous dites : Encore un triangle amoureux. Bin non !!!! Le pauvre jeune homme, même s’il est fou d’amour pour elle va la repousser, le temps qu’elle soit sure des sentiments qu’elle a. Mais après, je dirais plutôt qu’au lieu d’un triangle, on a plutôt un quatuor d’amoureux transit. Et qui est le/la nouvelle arrivant(e) ? Cassandre, pardi. Même si avec ses manières impossible personne ne l’aime, elle apporte un plus dans l’histoire. Elle montre qu’elle est le chef, et elle n’hésite pas à le montrer en embrassant le pauvre David au yeux de tous, et de faire comprendre que c’est son homme. Et quand celui ci s’est dégagé discrètement, je me suis demandé ce qu’il y a entre eux réellement. Et je ne pense pas que cela soit de l’amour. Et puis l’attitude du jeune homme est plutôt bizarre, il garde la main de Chloé dans les siennes quand il dort chez elle, il passe son temps à lui sourire, à lui lancer « t’est nule comme chevalier » à longueur de temps, il va jusqu’à comment elle préfère dormir, c’est intenable. Je me suis posée la question, si au fond cette attitude détaché, froide, insensible, à la limite glaciale, ne cache pas des sentiments plus profonds pour la belle, et qu’il n’ose pas le dire à qui que ce soit et encore moins à Chloé. Thomas quand à lui se borne à être humoriste et protecteur pour elle. Il est prêt à braver tous les danger pour trouver un remède pour ramener à la vie la jolie fifille. Du coup, je me demande avec qui elle va tomber. Parce que l’un comme l’autre ils sont super. Autant l’un à de nombreux points commun avec elle, et autant l’autre, malgré étant être son opposé lui va comme un gant C’est frustrant. Les personnages ont conscience de leurs sentiments et laissent le temps faire les choses. Au risque de me répéter, c’est frustrant.

Enfin, l’intrigue du livre est essentiellement tourné vers une découverte fulgurante pour aider la morte vivante à retrouver la vie. C'est exactement ce qu'il se passe avec les premières pages. La notion de vie et de mort se pose déjà, insufflant un rythme qui garde en haleine jusqu'à la fin. Bref, dans ce second opus, Chloé et Thomas sont maintenant fliqués. Et par qui me diriez vous ??? Par David, qui d’autre à part lui aurait put devenir le gendarme. Celui ci a pour mission de surveiller les jeunes gens, qui eux doivent surveiller la faille qui a enfin été neutralisée. Malheureusement, la joie pure, laisse place à la frustration quand l’emmerdeuse Cassandre débarque. C’est un véritable chamboulement dans la classe de Chloé avec ces deux nouveaux élèves qui ne passent pas inaperçus. Mais tout cela ne va pas arranger les affaires de notre duo mage – mousquetaire. Car de leur coté, il espère trouver une solution au petit problème de Chloé et ainsi mettre fin à cette situation qui handicap les pouvoirs de Thomas. Autant dire mission impossible. Sans compter qu’après avoir vaincu le S'lasar lors de la bataille de la Tour Eiffel, un nouvel ennemi apparaît : Apophis le chevalier attitré de ce dernier, qui est bien décidé à venger la mort de son mage et donc à tuer les trois jeunes. Pour le coup, on a de nouvelles interrogations, pas mal de mystères qui cette fois ne préoccupent pas que Chloé. Toutes ces étrangetés que nous remarquons et que même les héros remarquent, ne sont pas normal. En plus de cela, on est en plein dans le secret, le mystère, et les choses ne s’arrangent pas avec les interdictions de Mickael. On a l’impression que les informations que l’on a sont fausses. Qu’il y a quelque chose qui cloche. Mais quoi ???? C’est la question à un milliard de dollar. C’est frustrant, car on sens que l’on n’a pas encore toutes les informations en main. Sans compter ce danger qui plane, et qui amène à l’intrigue une pression monstrueuse. Et désolé, mais les apparition de la goule chevalier me rendais un peu parano, amenant dans son sillages tous plein de questions qui, certes on trouvé réponses, mais qui ont soulevé d’autres questions. Bref, tout cela pour dire, que si l’intrigue tourne autour de la ‘’résurrection’’ de Chloé, très vite on va s’apercevoir qu’en dessous, une nouvelle intrigue à pris forme. L’auteur, pour ma part, et cela n’engage que moi, a sut mener avec brio cette seconde intrigue. Il manœuvre avec brio les mots et les scènes, tirant sur les fils de son histoire, amenant le lecteur là où il le désire et quand il le désire. Le laissant s’interroger sur un propos. C’est agréable. Chapeau bas mon cher.

En conclusion, l’auteur propose ici un récit qui s'inscrit dans la continuité du tome précédent sans s'essouffler ni lasser le lecteur. C’est agréable à lire. Tous les ingrédients pour faire de cette saga, un chef d’œuvre, sont présents. Les personnages, l’action, la ‘’romance’’, le mystère, les interrogations, les blagues pourries qui font rire quand même, etc. Tout y est même les références culturelles. On a là une bonne suite qui réunit avec brio magie, humour, combats et suspense. Perso, vu que je n’ai qu’une envie, c’est de lire le tome trois au plus vite, et qui sortira le seize (16) mai prochain, tant j’ai hâte de retrouver notre mousquetaire et pas qu’elle, je ne peux que vous recommander cette saga. Oui elle est prévisible, mais on passe un super bon moment. Et avec le sourire qui plane sur nos lèvres du début à la fin, c’est un véritable plaisir que de lire ce livre. Et là je vous dis à la prochaine pour une nouvelle chronique.

 

13 8

 

Peut-être aurais-je été capable avec le temps d’oublier les gémissements de ma mère mais, une fois ceux-ci terminés, j’avais perçu les souffles de David et de Thomas. Ils s’étaient déjà endormis et, si je me penchais discrètement, je pouvais les voir allongés au pied de mon lit. David était positionné sur le dos, un bras replié en guise d’oreiller. Je pouvais voir parfaitement dans l’obscurité, et je passai un moment à admirer bêtement son torse qui montait et descendait au rythme de sa respiration. Il était tellement proche que j’aurais pu le toucher.

Je me détournai et cherchai le sommeil, mais rien à faire. Je restai les yeux grands ouverts à regarder le plafond. C’était un peu trop d’émotions pour moi, toutes ces histoires.

Tellement proche que j’aurais pu le toucher…

Je fis semblant de marmonner quelques mots, comme si j’étais profondément assoupie, puis laissai tomber ma main du lit dans un geste que j’espérais naturel. Je me figeai, tendis l’oreille au maximum, mais je n’entendais rien d’anormal. M. Guesclin avait quitté l’appartement à 2 heures du matin, et ma mère s’était endormie.

Millimètre par millimètre, je remuai le bras, remuai, remuai encore, jusqu’à ce que mes doigts se retrouvent au niveau de la main de David. J’avais trop chaud, j’avais envie de repousser ma couette, j’étais ridicule, qu’est-ce que j’étais en train de faire exactement ?

J’écoutai de nouveau et ne perçus que les battements de mon cœur. J’hésitai un instant à tout abandonner mais j’étais déjà arrivée si loin…

Alors j’enfouis ma tête sous mon oreiller et laissai tomber ma main de quelques centimètres. Mon annulaire entra en contact avec une peau chaude, et je me demandai de nouveau si j’étais creepy ou juste complètement stupide.

Je n’osais plus respirer. Je restai là, les yeux fermés, à guetter la moindre réaction de David. Il avait les mêmes réflexes que moi, le moindre contact aurait dû le réveiller, non ? Et pourtant il ne réagissait pas.

Je finis par ne plus y tenir. J’ouvris les paupières et l’aperçus qui me regardait, ses grands yeux sombres étirés comme ceux d’un chat. Je voulus retirer ma main mais je n’avais plus de force, et puis ça ferait bizarre, non ? Mieux valait prétendre l’indifférence. Si ça le dérangeait, il bougerait, non ? Alors pourquoi est-ce que je tremblais ?

Il serra mes doigts entre les siens, referma les yeux, et bientôt sa respiration redevint régulière. Et je restai là, étalée dans mon lit, le bras pendant stupidement pour un contact pathétique.

Tu es ridicule, Chloé, ridicule.

Je demeurai près d’une heure dans cette immobilité de statue, à me demander ce qui m’avait pris, à ne plus oser bouger ma main par peur de réveiller de nouveau David.

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